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Nice et la France PDF Imprimer Envoyer

barbets.pngLES BARBETS (1793)
Héros de cette opposition des Niçois aux armées révolutionnaires françaises, les Barbets sont des irréguliers qui opèrent derrière les lignes ennemies à partir de l'hiver 1792-1793, assaillant les postes et les soldats isolés, pillant les magasins et les soldes, tuant les officiers. Capturés, parfois grâce à d'autres Niçois, ils étaient fusillés sans procès. Après la paix de 1796, leur activité se réduisit souvent au brigandage. Leur action fut exaltée par les historiens niçois et parfois politiquement récupérée.



L'UNION AVEC LA FRANCE EN 1860
Afin de conduire l'Unité italienne, la politique unificatrice de Cavour froisse les Niçois, et se forme à Nice un parti francophile, renforcé par l'attrait économique de la France. Promise à Napoléon III par le traité secret du 23 janvier 1859, Nice ne sera pas cédée malgré les victoires sur l'Autriche de Magenta et Solferino-San Martino car la France n'a pas respecté ses engagements. Cavour reconsidère alors toute l'alliance franco-sarde et obtient, contre la Savoie et Nice, de conduire l'unité italienne selon ses vœux. Nice est cédée à la France par le traité du 24 mars 1860 moyennant accord des populations. Le plébiscite, soigneusement encadré par les autorités civiles et religieuses françaises et sardes (15-16 avril 1860) est sans surprise : 99 % des électeurs se prononcent pour l'annexion, qui est accomplie le 14 juin 1860.
L'OPTION DE NATIONALITE
Les habitants du comté de Nice pouvaient, selon le traité du 24 mars 1860, choisir un an durant la nationalité sarde. C'est ce choix que firent 888 hommes (les femmes et les mineurs sont exclus du droit d'option) représentant toutes les catégories sociales (noblesse, fonctionnaires fidèles à leur roi et à leur employeur mais aussi 25 % de paysans et 30 % d'artisans). Mais pour que le choix soit valable en droit, il fallait que les optants transportent effectivement leur domicile hors de France, ce que la plupart ne fit pas. Ils furent donc considérés comme Français. Le nombre d'optants atténue quelque peu le mouvement unanimitaire du plébiscite.

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